Goma : Assassinat de Magloire Paluku à Goma,des allégations impliquent Muhindo Nzangi
L’assassinat de Magloire Paluku, cadre influent de l’AFC-M23 abattu à Goma, a ravivé les tensions politiques et sécuritaires déjà vives dans la région du Nord-Kivu. Ce meurtre brutal soulève de nombreuses interrogations sur les luttes d’influence entourant le mouvement. Au centre de plusieurs discussions publiques, le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo, est évoqué dans certaines allégations non vérifiées, alors que l’opinion cherche encore à comprendre les motivations et les acteurs derrière cette disparition tragique.
Selon plusieurs récits qui circulent avec insistance, l’avancée du M23 sur différents fronts, notamment vers le Grand Nord et la prise stratégique de certaines villes du Sud-Kivu comme Uvira, aurait accentué la crainte de voir l’influence du mouvement s’étendre vers des zones à forte présence nande. Cette recomposition du terrain politique et militaire alimente diverses théories sur l’existence d’un plan visant à freiner l’adhésion de leaders nande au sein de l’AFC-M23.
C’est dans ce contexte que le nom de Muhindo Nzangi, ministre de l’Agriculture, apparaît dans des accusations relayées par certaines sources anonymes. D’après des informations rapportées à Nyiragongotv.info, il aurait sollicité une somme de 50 millions de dollars auprès du président Félix Tshisekedi pour financer une présumée campagne d’assassinats politiques ciblés. L’objectif supposé : neutraliser des leaders nande ayant rejoint ou soutenant la cause du M23, afin d’empêcher une mobilisation populaire favorable aux rebelles dans le Grand Nord.
Le cas Magloire Paluku au centre des interrogations
Le meurtre de Magloire Paluku est présenté par certaines de ces sources comme un exemple de cette stratégie secrète. Des récits non confirmés évoquent l’existence de groupes de criminels cagoulés, armés d’équipements silencieux, qui seraient chargés d’exécuter des éliminations ciblées de cadres nande affiliés au mouvement.
Ces éléments, largement diffusés dans les réseaux d’information locaux et régionaux, restent toutefois au stade d’allégations. Aucun document officiel, aucune enquête judiciaire ni déclaration publique n’est venue corroborer ces accusations.
La rédaction de Nyiragongotvinfo a tenté à plusieurs reprises de contacter le ministre Muhindo Nzangi pour recueillir sa version des faits et clarifier ces accusations, mais nos démarches sont restées sans réponse. Ce silence contribue à alimenter les spéculations dans un contexte où la population cherche des explications à un crime qui suscite indignation et inquiétude.
À ce jour, les accusations visant le ministre de l’Agriculture demeurent non prouvées et ne reposent que sur des témoignages anonymes difficilement vérifiables. L’assassinat de Magloire Paluku mérite une enquête indépendante et transparente pour faire la lumière sur les responsables et les motivations réelles derrière cet acte. Dans une région déjà fragilisée par l’insécurité, l’opacité autour de ce drame ne fait qu’accentuer la méfiance des populations. La vérité reste attendue.
Rédaction



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